Le padel, un sport compatible avec les exigences physiques du football
Un cardio modéré mais constant, idéal en récupération active
Sur le plan physiologique, le Padel se rapproche des efforts demandés par un entraînement modéré en football. La fréquence cardiaque moyenne lors d’un match de padel oscille entre 139 et 150 battements par minute, soit 65 à 75 % de la FC max théorique. On est là dans une zone d’endurance fondamentale à modérée, comparable à une sortie footing ou à une session de tennis en double.
Cette intensité est suffisante pour activer les systèmes cardiovasculaire et métabolique, tout en restant en dessous du seuil anaérobie. Idéal donc pour une récupération active, une méthode plébiscitée par près de 9 préparateurs physiques sur 10 dans le sport de haut niveau.
Le padel est également un sport à effort intermittent, avec des séquences intenses de 20 à 40 secondes, suivies de phases de récupération de 15 à 25 secondes.
En d’autres termes, il reproduit naturellement un format HIIT (High-Intensity Interval Training), dont les bénéfices sont largement reconnus : amélioration du VO2 max, meilleure gestion de l’effort, et réduction des douleurs musculaires.
Enfin, d’un point de vue énergétique, une session de padel de 90 minutes peut brûler jusqu’à 1 000 calories. C’est autant, voire plus, qu’un match de foot amateur ou une séance de musculation complète. Autant dire que c’est tout sauf une activité passive. Et contrairement à la course ou au vélo, elle intègre jeu, plaisir et compétition, trois leviers essentiels pour fidéliser la pratique chez les sportifs collectifs.
Coordination, appuis et explosivité : des qualités transférables
Techniquement, le padel oblige à réagir vite, anticiper les trajectoires, et adopter une posture dynamique constante.
Les déplacements sont courts, vifs, multidirectionnels, avec des changements d’appui très fréquents. Autant de qualités directement transposables au football, notamment pour les joueurs de côté, les milieux box-to-box ou les défenseurs centraux.
Des entraîneurs comme Unai Emery ont d’ailleurs intégré le padel dans les programmes de préparation physique de leurs équipes à Séville ou Valencia. Objectif : stimuler les appuis, améliorer la prise d’information et la réactivité, tout en sortant de la routine des exercices classiques.
Les bénéfices sont multiples :
- Meilleure agilité latérale
- Coordination main-œil (utile pour les gardiens)
- Développement de la force explosive sur les premiers appuis
- Travail de la vision périphérique, souvent sous-exploitée dans les séances de foot traditionnelles
Le padel devient ainsi une forme d’entraînement croisé intelligente, qui renforce les compétences motrices sans surcharger l’organisme.
Moins de traumatismes, plus de fluidité
L’un des grands avantages du padel, c’est aussi sa faible charge traumatique. La surface est plus souple que celle d’un terrain de football synthétique, les mouvements sont contrôlés, et les gestes techniques ne sollicitent pas excessivement les articulations. C’est un sport recommandé pour les joueurs en phase de reprise post-blessure, ou lors des périodes de récupération active post-compétition.
Le padel est aussi moins violent musculairement qu’une session de musculation ou une séance d’entraînement à haute intensité. Il permet donc de maintenir un certain niveau d’activité sans aggraver les micro-lésions musculaires accumulées pendant le match de football.
En résumé, le padel coche toutes les cases :
- ✔️ intensité suffisante pour faire travailler le corps
- ✔️ coordination utile pour le foot
- ✔️ sécurité articulaire optimale
- ✔️ plaisir immédiat
Une combinaison rare, qui en fait un outil de récupération et de préparation physique parfaitement aligné avec les exigences du football moderne.
Un catalyseur de cohésion pour les groupes de footballeurs
L’effet “match entre potes” : plaisir, détente, challenge
Si le football est un sport collectif par excellence, il est aussi traversé par des tensions internes, des compétitions de statut, des hiérarchies d’ancienneté ou de niveau. Le padel, lui, efface ces différences. Parce qu’il se joue exclusivement en double, et dans un format beaucoup plus court, il favorise la communication, la complicité et le lâcher-prise.
C’est un sport où l’aspect social est central : on discute entre les points, on célèbre les coups gagnants, on rigole sur les erreurs. Dès les premières parties, même entre débutants, le plaisir est immédiat. Les règles simples (service à la cuillère, score identique au tennis, rebonds sur les parois autorisés) permettent une prise en main ultra-rapide.
Plusieurs anciens footballeurs en témoignent :
- Gaël Danic, ex-joueur de Ligue 1, affirme : “Je ne m’amusais pas autant au foot qu’au padel.”
- Hatem Ben Arfa, passionné de padel, joue “tous les jours” et a participé à plus de 70 tournois
- Sylvain Wiltord a même fait du padel sa reconversion professionnelle
Ce plaisir partagé est un puissant vecteur de lien social, en particulier dans les groupes où la cohésion est un enjeu.
Le padel, un outil de management sportif
Les entraîneurs de football l’ont bien compris : sortir du cadre habituel permet souvent de renforcer les liens de manière plus naturelle. Le padel, de par son format court et ludique, est parfaitement adapté aux séances de team building.
“Le padel favorise la camaraderie, comme en équipe de foot. C’est une manière différente de construire un collectif.” - Unai Emery
La psychologie du sport confirme cette intuition : la cohésion d’équipe est un facteur déterminant de la performance collective, au même titre que les compétences techniques.
Selon une étude publiée par l’INSEP, les activités hors contexte de compétition – comme le padel – permettent de travailler la cohésion sociale, en plus de la cohésion opérationnelle.
Les clubs utilisent donc le padel comme :
- Outil de dynamique de groupe (échanges entre joueurs de niveaux différents)
- Support à la gestion des tensions internes
- Prétexte à la création de souvenirs communs
Créer un rituel post-match ou hors saison
Dans les clubs amateurs, le padel peut facilement devenir un rituel d’après-match : on réserve un terrain le samedi soir, on alterne les équipes, et on prolonge la soirée autour d’une boisson. Ce moment hors du terrain renforce l’identité du groupe et crée une culture de club plus forte.
Mais il peut aussi s’intégrer dans des périodes de transition :
- Phase de reprise après les vacances
- Moments de coupure entre deux blocs de compétitions
- Stages ou tournois inter-équipes
Les formats sont multiples et faciles à mettre en place :
- Mini-tournois sur 2 à 3 heures
- Séances mixant padel et foot à 5 (comme dans les “Business Cup Foot & Padel”)
- Journées club avec joueurs, éducateurs et dirigeants réunis sur les mêmes terrains
Au-delà du jeu, ces moments décompressent les esprits, soudent les individus et contribuent à une meilleure gestion du stress, notamment chez les plus jeunes. Le padel devient alors un outil de performance indirecte, mais redoutablement efficace.
Des joueurs pro aux clubs amateurs
Neymar, Ramos, Piqué… déjà accros au padel
Impossible d’ignorer l’engouement des stars du ballon rond pour le padel. Au fil des saisons, les images de joueurs professionnels raquette à la main se sont multipliées. Ce n’est pas un hasard : le padel est devenu une vraie passion parallèle pour de nombreux footballeurs.
Lionel Messi joue régulièrement avec son ami Luis Suárez sur le terrain privé qu’il possède à Barcelone. Le duo a même été aperçu dans plusieurs vidéos virales en 2024 et 2025.
Cristiano Ronaldo affirme “jouer tous les jours”, a affronté le n°1 mondial Arturo Coello lors d’un match exhibition à Madrid, et a investi dans la “City of Padel”, un complexe de 17 courts au Portugal.
Neymar Jr, de son côté, va encore plus loin avec un projet colossal au Brésil : l’“Ecossistema Neymar Jr”, un centre de 14 000 m² incluant 7 terrains de padel, prévu pour 2027.
Gerard Piqué, via sa société Kosmos, a activement participé à la professionnalisation du circuit, en collaborant à la création de Premier Padel. Il organise également des événements avec d’anciens coéquipiers comme Carles Puyol.
Et la liste est longue : Zidane, Sergio Ramos, Arjen Robben (reconverti joueur pro à 41 ans !), Marquinhos, Pogba, Ibrahimovic… tous ont exprimé leur intérêt ou leur engagement dans le padel. Ce n’est plus une simple distraction, mais un terrain d’expression complémentaire au football.
Des clubs qui investissent dans la raquette
L’engouement des pros n’a pas tardé à se diffuser à l’échelle des clubs. Plusieurs structures en Espagne et en France ont intégré le padel dans leurs équipements ou leurs pratiques.
- Le FC Barcelone organise des journées padel pour ses joueurs actuels et anciens.
- En France, Doinsport estime que 44% des pratiquants de padel viennent du monde du football.
- Des centres comme La Manga Club, en Espagne, offrent désormais des stages avec terrains de foot et de padel côte à côte.
Côté joueurs français, la “raquette magique” séduit aussi :
- Hatem Ben Arfa (top 700 français)
- Christophe Jallet, Clément Chantôme, Gaël Givet
- Sylvain Wiltord, Sinama-Pongolle, Giuly, tous engagés dans la pratique régulière, certains même en compétition
Ce mouvement s’explique par la complémentarité physique et mentale entre les deux sports. Pour les joueurs, c’est une manière de rester actifs après la carrière, ou simplement de diversifier leur routine sans pression compétitive.
Et pour les clubs amateurs, c’est une excellente opportunité pour proposer une activité annexe qui coche toutes les cases : ludique, accessible, et fédératrice.
Si vous souhaitez organiser une session ou simplement identifier les lieux disponibles autour de vous, consultez https://padel-now.co/annuaire : un répertoire national des clubs de padel, régulièrement mis à jour.
L’intégration du padel dans les programmations physiques
Au-delà du loisir, le padel commence à intégrer les systèmes d’entraînement officiels, notamment dans les périodes de régénération ou les cycles spécifiques.
“Des entraîneurs comme Unai Emery l’ont intégré dans leurs programmes pour améliorer les appuis et le changement de direction des joueurs.” - Grégory Sertic, ancien joueur de l’OM et consultant
Les préparateurs physiques identifient des bénéfices concrets :
- Renforcement de la mobilité articulaire (utile pour les changements de direction)
- Travail des réflexes et de l’anticipation via les rebonds sur les parois
- Développement de la force explosive et de l’endurance fonctionnelle
Plusieurs coachs proposent désormais des programmes spécifiques padel, combinant cardio, explosivité, et coordination.
En résumé, le padel devient un outil structuré, un support de progression physique et une arme stratégique pour la cohésion d’équipe. Clubs pros, joueurs retraités, éducateurs amateurs... tous convergent vers la même tendance.

